Édito

Drôle d’époque…

Ce mois de mars commémore un triste anniversaire. Celui où tous les pays (ou presque) ont plongé de plain-pied dans la crise sanitaire. Deux ans qu’on a tous appris à vivre dans l’incertitude et l’isolement. Deux ans déjà que la crise sanitaire nous joue une fable qui ressemble à une histoire sans fin. Bref, tout ça pour dire qu’en 2022, on aurait bien aimé un peu de répit, bercés par la douce illusion que l’horizon allait enfin s’éclaircir. À défaut de se dégager. Parce que l’embellie n’est pas encore pour demain. Les menaces sont là : inflation, réchauffement climatique… et j’en passe.
Aussi, on ne s’attardera pas sur la future réforme fiscale (on a trois ans pour y revenir), lancée par le gouvernement pour renflouer les caisses de la Nouvelle-Calédonie, qui s’annonce douloureuse pour les entreprises et pour le portefeuille des Calédoniens.
La vie chère ? Joker. Quant à la possibilité de voir (ou pas) un nouveau variant débarquer… On préfère ne pas se prononcer. Parce que selon l’Organisation mondiale de la santé, la pandémie aurait conduit à une hausse de l’anxiété et de la dépression de l’ordre de 25 % au niveau mondial… c’est dire.
Et voilà maintenant que la guerre s’invite aux frontières de l’Europe, jetant une ombre sur l’ordre établi. Déjà affaiblie par deux ans de pandémie, l’économie en ressent déjà les conséquences. Quant à la crainte d’un conflit généralisé, elle échauffe tous les esprits. Alors, que nous souhaiter pour cette nouvelle année ? Du Prozac peut-être…

Nathalie Vermorel,

Rédactrice en chef

objectif@lagoon.nc

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