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Cap… ou pas cap ?

Nathalie Vermorel,

Rédactrice en chef

objectif@lagoon.nc

Des atouts, la Nouvelle-Calédonie n’en manque pas. Un lagon à couper le souffle, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une zone économique exclusive (ZEE) qui couvre 1,4 millions de km2, ce qui en fait la 2e plus vaste de l’Outre-mer français. Un port autonome qui se hisse à la 2e place des ports français de l’Outre-mer avec un trafic global de plus de cinq millions de tonnes. Un titre de lauréat à l’appel à projets de l’État, « Territoires d’innovation », décroché en septembre… La mer, figure de proue dans le développement de la Nouvelle-Calédonie ? Oui, serait-on tentés de répondre. Sauf que le potentiel de son économie maritime est largement sous-développé. C’est un fait. Et il n’est pas nouveau. Déjà en 2016, l’IEOM-NC soulignait son faible poids en termes d’exploitations, d’activités financières induites ou d’emplois générés.
À l’heure où le Territoire se cherche un nouveau souffle et d’autres sources de diversification économique, la mer, (trop ?) longtemps considérée comme un facteur d’isolement, apparaît désormais comme un levier de croissance durable à actionner. À la condition de surmonter certains freins structurels.
La création sous peu d’un comité de pilotage au sein du gouvernement, qui associera notamment les professionnels du secteur à travers le cluster maritime de Nouvelle-Calédonie et les différentes collectivités, devrait enfin border le périmètre d’une politique de stratégie maritime durable pour faire de l’océan une source de développement et de richesses marines et sous-marines. Un rêve en passe de devenir réalité ?

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