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Tata 2020

Nathalie Vermorel,

Rédactrice en chef

objectif@lagoon.nc

Bon, on ne va pas se mentir. En même temps, difficile d’appliquer la politique de l’autruche par les temps qui courent. Cette année, l’alignement des planètes n’a pas joué en notre faveur. Après les mouvements de contestation et la multiplication des mobilisations sociales dans le monde l’an dernier, l’arrivée de la Covid-19 sur la scène internationale est venue balayer tous nos espoirs, tous nos vœux d’une année plus clémente. Encore que. Aux dernières nouvelles, le Caillou est toujours Covid-19 « free ». Pas de masque ni de distanciation sociale pour plomber notre quotidien. Finalement, ce n’est déjà pas si mal. Mais, là aussi, on ne va pas se mentir. Cette crise « sans précédent par sa brutalité et sa nature », qui a conduit à un mois de confinement, a eu des répercussions « immédiates et durables » sur le tissu économique de la Nouvelle-Calédonie et les finances publiques, comme le rappelle le CEROM dans sa note conjoncturelle. Un écosystème déjà affaibli qui n’avait pas besoin de surenchère. On est bien d’accord. Alors oui, les derniers mois ont été économiquement et socialement compliqués. Mais que dire de ces dernières semaines, où la vente de l’Usine du Sud cristallise tensions et violences, embrasant et divisant le « pays » ? Joker, si vous le voulez bien. Parce que l’actualité de ces derniers jours nous ferait presque oublier que les fêtes se profilent à l’horizon. Que les professionnels du secteur sont au charbon pout tenter de sauver ce qu’il reste de leur année. Et ce n’est pas parce qu’on ne croit plus au Père Noël qu’on doit s’interdire de rêver à des jours meilleurs.

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